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	<title>Louis Carzou</title>
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	<description>Louis Carzou website</description>
	<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 23:05:40 +0000</pubDate>
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		<title>Extrait</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 23:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Parfois, lorsqu&#8217;ils vieillissent, les enfants gâtés s&#8217;épousent une pharmacienne, ou leur infirmière. Ca les rassure.&#8221;
Cette phrase sera sans doute présente dans l&#8217;un de mes prochains textes.
Impossible, à ce sujet, d&#8217;en rester là. Car il m&#8217;est arrivé, il y a quelques jours, un incroyable signe, un clin d&#8217;oeil bienveillant. Un article du Monde m&#8217;a apporté une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Parfois, lorsqu&#8217;ils vieillissent, les enfants gâtés s&#8217;épousent une pharmacienne, ou leur infirmière. Ca les rassure.&#8221;</p>
<p>Cette phrase sera sans doute présente dans l&#8217;un de mes prochains textes.</p>
<p>Impossible, à ce sujet, d&#8217;en rester là. Car il m&#8217;est arrivé, il y a quelques jours, un incroyable signe, un clin d&#8217;oeil bienveillant. Un article du Monde m&#8217;a apporté une parcelle de réalité au service de mon histoire. En fait, j&#8217;ai découvert comment l&#8217;héroïne de cette fresque pouvait avoir eu l&#8217;idée d&#8217;une action très forte, très symbolique, qu&#8217;elle va commettre, j&#8217;ai trouvé les racines (elles bien réelles) d&#8217;un geste de sa part qui sera l&#8217;un des tournants du roman. Et juste avant de me lancer dans l&#8217;écriture, même s&#8217;il me reste encore un peu de travail sur la structure narrative, c&#8217;est un cadeau merveilleux.</p>
<p>J&#8217;avais envie d&#8217;écrire sur Alain Bashung, que j&#8217;ai eu le privilège de rencontrer plusieurs fois. Je pense très fort aussi à Nathalie Dahan, qui vient de quitter Barclay, et avec laquelle on était parti tourner le concert d&#8217;Alain Bashung près de Bordeaux. Je pense à cette version de &#8220;Madame Rêve&#8221; sur scène à Talence (une salle glauque, en béton, aux formes d&#8217;un algeco), cette version seul en scène, sur le fil, et qui avait duré près de 15 minutes, dans un halo de lumière noire. Je pense au concert à l&#8217;Olympia, la même année. Je pense au tournage parmi les docks de Bordeaux, tagués, déserts. Au tournage au Musée des Arts Forains pour la sortie de &#8220;Fantaisie Militaire&#8221;. A toutes ces interviews. A son regard. Sa voix. Extrait.</p>
<p>&#8220;&#8230;Madame rêve, d&#8217;archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles&#8230; D&#8217;un amour qui la flingue.&#8221;</p>
<h3 class="UIIntentionalStory_Message"></h3>
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		<title>L&#8217;écriture est un sport de combat.</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 17:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal]]></category>

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		<description><![CDATA[L’écriture est un sport de combat.
Ca sonne kitsch ou prétentieux, je sais, ça pourrait presque faire la sentence au fond d’un cendrier fantaisie. D’autres ont sûrement déjà livré pareil constat, avec talent. Mais, croyez-moi, l’écriture est un sport de combat. Croyez-moi sur parole. Croyez-moi sur silence.
C’est un combat permanent, impitoyable, au coeur, au ventre, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’écriture est un sport de combat.</p>
<p>Ca sonne kitsch ou prétentieux, je sais, ça pourrait presque faire la sentence au fond d’un cendrier fantaisie. D’autres ont sûrement déjà livré pareil constat, avec talent. Mais, croyez-moi, l’écriture est un sport de combat. Croyez-moi sur parole. Croyez-moi sur silence.<br />
C’est un combat permanent, impitoyable, au coeur, au ventre, au visage. Et tout ce qui tente de s’abriter derrière. Et tout ce qui s’égare dans un miroir. Un mano à mano avec ses failles. Serre les phalanges, gamin, ça va pleuvoir. Une envie de baston devant ses fuites. Ses fautes. Moi, ça me démange.</p>
<p>L’écriture est un sport de combat.</p>
<p>Les pensées fiévreuses, le stylo bien en main. Même le silence retient son souffle. Et un simple mot, un gringalet qui pèse guère trois syllabes, un terme sans éclat vous feinte en moins de deux. La phrase est bancale, le trait forcé. La métaphore dans l’état d’un bas qu’a trop servi. Tapis. Décompte. Trois points de suspension en guise de voiture balai. La page blanche ? Foutaises. Elle est couverte d’ecchymoses. A l’infirmerie. Elle pue la sueur. Elle suinte la peur. KO.</p>
<p>L’écriture est un sport de combat.</p>
<p>Une inspiration. De la discipline. Du rythme. Reprendre. Reprendre encore. Et recommencer. Ecoper parmi les souvenirs, les images, parmi les éclairs. Envoyer par dessus bord tout ce qui n’est pas vital pour le récit. Qu’elle soit lectrice, qu’il soit lecteur, la personne qui lit votre roman vous confie pour quelques heures son imaginaire. C’est la récompense suprême de cette lutte.</p>
<p>L’écriture est un sport de combat.</p>
<p>J’ai construit une histoire en m’inspirant de mon arrière grand-père, photographe à Alep dans les années 1900. Ce sera mon prochain roman. Tant pis pour l’homme qui se contente d’être mon père à l’état-civil et sa quatrième épouse, qui m’interdisent, en harmonie,  jusqu’à l’accès à la seule photo de cet aïeul.</p>
<p>Je sais que l’écriture est un sport de combat.<br />
Et je n’ai pas écrit mon dernier mot.</p>
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		<title>Au Djavakhk (Géorgie)</title>
		<link>http://louiscarzou.com/voyages/au-djavakhk</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Aug 2008 09:39:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article sur le Djavakhk est paru en avril 2007 dans les &#8220;Nouvelles d&#8217;Arménie Magazine&#8221;. 
 Le Djavakhk est une région située au sud de la Géorgie, à la frontière avec l&#8217;Arménie et la Turquie, peuplée à 90% d&#8217;Arméniens. Il n&#8217;est pas question pour moi de remettre en cause les horreurs commises par l&#8217;armée russe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Cet article sur le Djavakhk est paru en avril 2007 dans les &#8220;Nouvelles d&#8217;Arménie Magazine&#8221;. </em></p>
<p><img src="http://louiscarzou.com/wp-content/uploads/2008/08/couvnamdjavakhk.thumbnail.jpg" alt="couvnamdjavakhk.jpg" /><em> Le Djavakhk est une région située au sud de la Géorgie, à la frontière avec l&#8217;Arménie et la Turquie, peuplée à 90% d&#8217;Arméniens. Il n&#8217;est pas question pour moi de remettre en cause les horreurs commises par l&#8217;armée russe en Géorgie au cours de cet été 2008. Mais la politique du gouvernement Saakachvili à l&#8217;égard des minorités présentes en Géorgie, nombreuses et souvent installées depuis des millénaires, n&#8217;a jamais reflété la moindre volonté démocratique de respecter les différences et les patrimoines de ces minorités. </em></p>
<p><strong>Au Djavakhk ? Rien n’avance, sauf la catastrophe.</strong></p>
<p>Passé les deux containers agrémentés de fenêtres qui servent de poste frontière à Bavra (entre l’Arménie et la Géorgie), la route n’est plus qu’une piste de glace. Difficile de naviguer à plus de 10 Km/h entre les congères et les bus bondés qui naviguent dans l’autre sens, en direction de l’Arménie. Au loin, seuls les renards semblent indifférents à l’abandon du lieu.</p>
<p>Bienvenue au Djavakhk.</p>
<p>Rien, de prime abord, dans ce haut plateau volcanique, encore totalement sous la neige au mois de Mars, ne laisse deviner les bras de fer stratégiques qui étranglent peu à peu les habitants de la région. Sur ces terres engourdies de froid et de vent, seules les patates acceptent, quelques mois par an, de prendre racine. Et les cailloux le reste de l’année.</p>
<p>Pourtant, depuis quelques années, et plus encore depuis quelques mois, ce territoire géorgien peuplé d’Arméniens est au centre d’un jeu de billard qui implique les différents états de la région, principalement la Géorgie, l’Arménie, mais aussi la Turquie et l’Azerbaïdjan, et même la Russie et les Etats-Unis. Un jeu dangereux, où chacun semble passer par pertes et profits les 150.000 Arméniens installés dans ces montagnes. Un parfait scénario de catastrophe.</p>
<p>Pour l’Etat géorgien, le message est simple, et se reflète tout entier dans ce chemin de verglas en guise de route : pas question de revivre ici les humiliations subies ailleurs, notamment dans les régions frontalières – disputées ou perdues (Abkhazie, Ossétie du sud) – avec la Russie. Alors, en attendant d’imposer l’usage du Géorgien comme seule langue, on punit les habitants arménophones en laissant une région entière à l’écart du moindre Lari (la monnaie géorgienne ) d’investissement.</p>
<p>Il est d’autant moins envisagé de céder pour Tbilissi que le Djavakhk accueille sur son territoire des infrastructures autrement plus sensibles que les routes qui mènent vers l’Arménie. Le fameux oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan traverse la région, et la ligne de chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars devrait faire de même, si toutefois sa construction, qui a même déclenché le courroux de Washington, est achevée.</p>
<p>Mais pas question, à Erevan, de soutenir les revendications linguistiques et culturelles de ces Arméniens installés du mauvais côté de la frontière. Impossible, vu depuis la Place de la République, de risquer de mettre en péril la principale porte d’ouverture terrestre du pays.</p>
<p>Une situation kafkaïenne que l’on retrouve sur le terrain, depuis le plus petit village jusque dans les rues de la capitale, Akhalkalak.</p>
<p>« Le seul geste concret de l’Arménie », soupire Arthur Margossian, « c’est l’envoi de livres scolaires en arménien ! »</p>
<p>Il écrase sa cigarette rageusement, en rallume une autre aussi vite. Et ajoute : « Bah ! au moins ils sont neufs ! »</p>
<p>A 54 ans, le directeur de l’école du village de Schtanovagan a quelques raisons d’enchaîner les cigarettes. Les derniers travaux dans son établissement, qui accueille 110 élèves de 6 à 17 ans, remontent à… 1960. Pour chauffer les enfants, il ne dispose que de poêles, un par salle de classe, que l’on remplit de bouses de vache séchées. C’est moins cher que le bois.</p>
<p>Une donation d’Arméniens de Californie a permis récemment de réparer le toit de cet ancien corps de ferme. Les seules toilettes de l’école consistent en deux cabanons de bois, au milieu d’un champ gelé. Pour les récréations, lorsque la température flirte avec des niveaux sibériens, elles se déroulent dans un coin de couloir, autour d’une table de ping-pong, dont le filet n’arrêterait même plus un soupir de buée. Un réfectoire ? Il est permis de rêver…</p>
<p>A cette pauvreté, qui suffirait déjà largement à former des générations de têtes brûlées contre les agissements de Tbilissi et l’indifférence de Erevan, le pouvoir géorgien vient rajouter l’intransigeance linguistique. Qu’importe la spécificité régionale, le fait que 90 % des habitants parlent l’arménien, tous les documents de l’école doivent être établis en géorgien. Oubliés, les serments sur les droits des minorités prononcés par la Géorgie dès qu’un responsable européen s’intéresse à la situation du pays. Quant au russe, qui servait autrefois de pont entre les différents peuples de la région, il est désormais banni des formulaires officiels.</p>
<p>« Le 28 janvier dernier », raconte Arthur Margossian, « j’ai été convoqué comme tous les directeurs d’école de la région pour passer un test de géorgien à Tbilissi. Evidemment, je n’ai pas eu la note requise… »<br />
On serait tenté de sourire.<br />
«  Maintenant, j’ai deux mois pour apprendre une langue qui ne me servira ni pour mes élèves, ni avec les parents ou les professeurs… Sinon, je suis renvoyé. »</p>
<p>C’est précisément cette situation absurde que dénonce Seda Melkonian. A 42 ans, cette professeure d’économie, est à la tête du Forum Civil des Minorités, installé à Akhalkalak. Son O.N.G., soutenue par l’Europe, regroupe quelques 23 associations à travers toute la région. Un observatoire assez précis du combat linguistique et culturel qui se déroule dans l’indifférence générale. Et cette bataille concerne jusqu’à ses propres enfants.</p>
<p>« Mon aînée, Evguénia, a suivi les cours de l’école d’administration publique de Géorgie. Elle a joué le jeu de la légalité, elle a appris le géorgien. Le résultat ? Elle est au chômage. Alors, pour sa petite sœur, Rima, ce sera l’université de Erevan »</p>
<p>Tous les témoignages sont formels : les minorités sont systématiquement écartées des emplois dans l’administration. Alors certains habitants de la région finissent par adopter un nom de famille à consonance géorgienne. Une pratique de sinistre mémoire pour les Arméniens…</p>
<p>« Depuis cinq ans », renchérit Michaël Colikidi, membre actif du forum, issu de la communauté grecque de la région, « Depuis cinq années, le gouvernement géorgien promet une loi sur les minorités… Mais personne ne sait ce qu’il y aura dans ce texte ! »</p>
<p>Et ce bras de fer sur la langue a des conséquences très concrètes pour les habitants du Djavakhk. Les diplômes d’Arménie ne sont pas reconnus. Quant aux professeurs et directeurs d’école de la région qui n’ont pas le niveau requis en géorgien, ils sont purement et simplement menacés de renvoi. Une mesure qui reviendrait à priver la plupart des établissements arméniens de tout corps professoral.</p>
<p>Mais l’étranglement de la région ne se limite pas, loin s’en faut, aux seules exigences d’hégémonie culturelle dans les écoles. Ainsi, depuis quelques mois, tous les formulaires pour ouvrir et faire vivre un commerce, sont exclusivement en géorgien. Le résultat se découvre parmi les rue désertes de la capitale du Djavakhk : les magasins sont désormais aussi rares qu’une portion de route praticable. La rue principale de cette ville de 14500 habitants n’accueille plus que quelques petits commerces, notamment une épicerie et une boucherie. Même pas de quoi allécher les bandes des chiens errants que l’on croise ici.</p>
<p>La capitale ne compte plus une seule usine. Pendant longtemps, la plupart des habitants masculins partaient en Russie travailler dans le bâtiment pour nourrir leur famille. Moscou avait même installé dans la capitale une antenne consulaire pour délivrer les visas à cette main d’œuvre pas chère et abondante. Et pour ceux qui restaient à Akhalkalak,  la base militaire russe, avec ses 5578 soldats et 1800 personnels civils, faisait presque figure de source unique d’emplois. Mais l’extrême tension qui règne  entre la Géorgie et la Russie a aussi eu pour conséquence de détruire cette bulle d’oxygène économique pour les arméniens du Djavakhk. La représentation diplomatique a fermé, et avec elle, la possibilité d’avoir un visa pour la Russie. Quant aux militaires, ils sont pratiquement tous partis, et à présent, les habitants redoutent de voir l’armée géorgienne prendre ses quartiers au cœur de la région. Un parfait argument de recrutement pour les jeunes radicaux qui commencent à émerger dans la région.</p>
<p>Depuis deux ans, ils sont regroupés dans l’association de la jeunesse d’Akhalkalak et le mouvement « Djavakhk Uni » derrière Vahagn Tchakhalian. A 25 ans, cette figure de la scène politique locale a déjà un beau palmarès : sous la surveillance constante des autorités géorgiennes, sept ou huit procès en attente, et interdit de séjour en Arménie, après un procès à Erevan pour… « entrée illégale sur le territoire ». Une « entrée illégale » au cours de laquelle il avait été tabassé à quelques kilomètres de Erevan par une trentaine d’hommes de main, dont on cherche encore la trace… Certes, on lui impute la responsabilité des premières actions violentes apparues dans le Djavakhk, notamment des attaques contre des postes de la gendarmerie et de la douane géorgiennes. Pourtant, à entendre ses revendications qui s’adressent aussi bien à Tbilissi qu’à Erevan, on est encore loin d’une harangue de guérilléro.</p>
<p>«  Nos revendications sont simples, et n’ont rien d’illégal ! », explique-t-il dans les locaux rongés par la misère et l’humidité de son mouvement.<br />
« Nous sommes opposés à l’arrivée de soldats géorgiens dans la base militaire, nous voulons le respect des écoles et des églises arméniennes, et pas de réduction des cours d’arménien… Nous voulons que l’église arménienne reconnaisse officiellement le diocèse d’Akhalkalak… Et puis surtout, nous voulons la gazéification de la région, qu’elle puisse se développer économiquement. »</p>
<p>Et c’est sans doute là le slogan, parmi ceux qu’ils diffusent à travers leur radio et leur site web (ils ambitionnent d’ouvrir prochainement une télévision pirate), auquel les habitants sont le plus sensible. Car la désuétude des infrastructures ne se limite pas, loin s’en faut, aux routes : réseau électrique, approvisionnement en eau, tout est à l’agonie. D’ailleurs, l’une des premières manifestations organisées par son mouvement avait pour cible… les coupures d’électricités de la compagnie nationale géorgienne. Et accessoirement 500.000 Lari de factures injustifiées. Une bagatelle de 130.000 Euros. Difficile dans ces conditions d’espérer la moindre embellie économique.</p>
<p>« J’en veux surtout à Erevan, parce que l’indifférence de l’Arménie depuis 15 ans a détruit tout espoir ici…Et pourtant, on ne veut ni l’indépendance, ni le rattachement du Djavakhk ! On n’est pas une diaspora, on est une partie de l’Arménie historique, et tout ce que l’on veut, c’est vivre ici ! Pas survivre… »</p>
<p>En Arménie et dans la diaspora, l’une des rares associations à l’heure actuelle, a se préoccuper de la situation du Djavakhk, c’est l’Union Yerkir. A l’origine, cette ONG avait été créée par des associations de diaspora, d’Arménie et du Karabagh pour piloter le repeuplement des zones frontalières en Arménie et au Karabakh.</p>
<p>«  Mais la situation en Géorgie n’a rien à voir avec le Karabakh », précise tout de suite Sévak Arzarouni, président de l’Union Yerkir          « Tout ce que veut le Djavakhk, c’est la reconnaissance de ses droits culturels, sociaux, éducatifs… Jusqu’à l’indépendance de la Géorgie, c’était une région militaire, où l’on ne parlait que russe et le patois du Djavakhk. Mais depuis la chute de l’Union Soviétique, tout s’est ouvert d’un coup… Les Arméniens ont réalisé qu’ils pouvaient de nouveau parler arménien, les Géorgiens se sont braqués, et depuis… chacun campe sur ses positions. »</p>
<p>Le premier projet de Yerkir en Géorgie est de réhabiliter les bâtiments de l’hôpital d’Akhalkalak pour créer un institut de formation arménien, et à terme, une université.</p>
<p>«  Nous voulons permettre aux étudiants arméniens d’étudier dans leur région… Et comme nous ne sommes pas dans une optique de confrontation, notre projet prévoit même que chacun de nos élèves devra parfaitement maîtriser le géorgien. Qu’ils puissent devenir les acteurs de la politique régionale. »</p>
<p>Mais Sévak Artsruni craint de voir la situation économique désastreuse de la région les prendre de vitesse.</p>
<p>« Aujourd’hui, même les produits agricoles du Djavakhk sont boycottés par la Géorgie… Alors si un paysan arménien veut vendre ses produits, il est obligé de partir à Gumri ou à Erevan. Résultat, les frais de transport mangent les trois quarts des éventuels bénéfices… »</p>
<p>En juin 2006, l’association, en rupture avec tous les partis politiques arméniens, a réussi à organiser une conférence à Akhalkalak avec des représentants arméniens, géorgiens et européens. Mais Tbilissi comme Erevan continuent de regarder ailleurs.</p>
<p>«  On est en train de perdre le contrôle de la région… Aujourd’hui on a le sentiment que devant le nationalisme géorgien et l’indifférence de l’Arménie, les habitants n’auront bientôt plus d’autre choix que de se soulever. Soit on se décide maintenant à agir, à aider cette région, ne serait-ce que par notre voix… Soit on sera obligé de le faire demain, parce que ce sera la guerre. »</p>
<p>A bien observer la lassitude des Arméniens du Djavakhk devant l’absence de perspective, la lèpre qui ronge les façades de leurs maisons, qui creuse d’obstacles les moindres ruelles d’Akhalkalak, on serait tenté de se dire que le décor est déjà prêt.</p>
<p><em>Pour en savoir plus : </em></p>
<p><em>le site de l&#8217;association Yerkir qui soutient les Arméniens du Djavakhk  :  </em><em><a href="http://www.yerkir.eu/" target="_blank">http://www.yerkir.eu/</a></em></p>
<p><em>et bien sur le site des Nouvelles d&#8217;Arménie Magazine :  <a href="http://www.armenews.com/" target="_blank">http://www.armenews.com/</a></em></p>
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		<title>Sonia.</title>
		<link>http://louiscarzou.com/journal/sonia</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 17:02:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal]]></category>

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		<description><![CDATA[Une femme s’éteint.
Dans le carnet du journal “Le Monde” de vendredi, j’ai appris la disparition de Sonia Balsan. Trois ou quatre lignes, c’est la règle. Et trois ou quatre dizaines ne feront pas plus revenir les étincelles de ses regards.
Arménienne née à Istanbul après la première guerre mondiale, Sonia est arrivée à Paris peu après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme s’éteint.<br />
Dans le carnet du journal “Le Monde” de vendredi, j’ai appris la disparition de Sonia Balsan. Trois ou quatre lignes, c’est la règle. Et trois ou quatre dizaines ne feront pas plus revenir les étincelles de ses regards.<br />
Arménienne née à Istanbul après la première guerre mondiale, Sonia est arrivée à Paris peu après la seconde. Jeune médecin, elle a rejoint le service du professeur Robert Debré, où elle a achevé ses études&#8230;<br />
Je n’ai rencontré Sonia qu’en 2006, grâce à Pascale et Antoine Berriche, un couple d’amis libraires. Peu après la sortie de “La huitième colline”, Pascale et Antoine (auxquels je dois un soutien unique) me racontent une visite marquante.<br />
Quelques jours plus tôt, une vieille dame du quartier, qu’ils connaissent un peu, s’est arrêtée en voyant le bandeau qui figurait sur mon roman (“Je suis née arménienne&#8230;”). Après avoir parcouru la quatrième de couverture, elle leur tend le livre en s’exclamant : “- C’est incroyable ! C’est mon histoire !&#8230; Je le prends&#8230;” Dès qu’ils m’ont raconté l’anecdote, j’ai demandé à mes libraires préférés de retrouver cette mystérieuse vieille dame, de trouver le moyen de rentrer en contact avec elle. Et au cas où elle reviendrait dans les prochains jours, je laissais une carte, quelques mots et mon numéro de téléphone, à son intention.<br />
Je me souviens de sa voix, la première fois que nous nous sommes parlé. Une voix claire, qui ne trahissait aucunement son âge avancé, avec ces pointes d’accent sur les “r”, typiques du Levant, et qui me berçaient déjà parmi les phrases de mon grand-père. Un dimanche, comme aujourd’hui, nous décidons de nous retrouver à l’heure du thé dans un lieu que j’imagine pas tout à fait approprié pour une grand-mère. Mais Sonia aimait bien les sièges confortables du Tourville, place de l’Ecole Militaire, et c’était proche de son appartement. Et Sonia n’a jamais eu d’enfant. Elle n’en voulait pas. Alors, les trucs de grand-mère&#8230;<br />
Lorsque je la vis arriver la première fois, je m’empressais d’éteindre ma cigarette. Elle avait un visage éclatant d’esprit. Un regard bleu qui ne laissait aucune place aux faux semblants. C’est elle, à peine assise, qui me demanda si la fumée ne me gênait pas, avant d’allumer une Kent. Puis elle me demanda ce que je buvais. Je répondis que j’avais pris un café.<br />
“- Ah ! çà, je ne peux pas !”, et elle précisa “Ca me donne des palpitations&#8230;”<br />
Comme je lui tendais la carte des thés, elle me sourit. Un sourire qui me disait : “Voyons, pauvre idiot, parce que je suis une femme d’un âge certain, en respectable tailleur, parce que je me déplace un peu plus lentement que vous, parce que mes cheveux n’ont plus d’autres reflets que ceux de la craie, je devrais me contenter d’une boisson tiède, vaguement parfumée, bref, je devrais m’estimer comblée avec du jus de sachet !”<br />
Elle a commandé un bloody mary. La tête de la serveuse, qui nourrissait les mêmes a priori que moi. Sonia n’avait évidemment rien d’une alcoolique, c’était juste une femme qui refusait d’être enfermée dans une case. Une femme d’une extrême intelligence, pleine d’humanité et d’humour. Un regard dont les étincelles, tantôt complices, tantôt impitoyables, se révélaient toujours spirituelles.<br />
Depuis cette première rencontre, nous avons partagé déjeuners et courriers, des récits, des projets, toutes sortes de confidences.</p>
<p>Aujourd’hui, cette femme merveilleuse s’est éteinte.<br />
Pas la flamme de son souvenir.</p>
<p>(22/06/08)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rencontre littéraire Cercle La Fayette</title>
		<link>http://louiscarzou.com/rendez-vous/rencontre-litteraire-cercle-la-fayette</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 07:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre littéraire organisée par le Cercle La Fayette
Librairie Fontaine Haussmann
50 rue Laborde 75008 Paris
De 18h30 à 20h30
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre littéraire organisée par le Cercle La Fayette</p>
<p>Librairie Fontaine Haussmann</p>
<p>50 rue Laborde 75008 Paris</p>
<p>De 18h30 à 20h30</p>
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		<title>Scrittorincittà e Premio Città di Cuneo per il Primo Romanzo (Italie)</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 08:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;La huitième colline&#8221; a été élu premier roman français préféré des lycéens et étudiants de Cuneo dans le Piémont (Italie)

Rencontre débat et remise du prix au &#8220;Scrittorincittà e Premio Città di Cuneo per il Primo Romanzo&#8221; le vendredi 16 novembre.
Cuneo est situé dans le Piémont à mi-chemin entre Monaco et Turin.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="style6"><em>&#8220;La huitième colline&#8221; </em>a été élu premier roman français préféré des lycéens et étudiants de Cuneo dans le Piémont (Italie)<br />
</span></p>
<p><span class="style6">Rencontre débat et remise du prix au &#8220;Scrittorincittà e Premio Città di Cuneo per il Primo Romanzo&#8221; le vendredi 16 novembre.</span></p>
<p>Cuneo est situé dans le Piémont à mi-chemin entre Monaco et Turin.</p>
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		<title>Mouscron (Belgique)</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 07:58:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontres de Mouscron
22 au 26 Janvier 2008
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontres de Mouscron</p>
<p>22 au 26 Janvier 2008</p>
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		<title>Help !</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2007 14:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Journal]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci est un appel sérieux&#8230;à une inconnue.
Notre rencontre a eu lieu il y a peu de temps, sans doute moins de deux mois. C&#8217;était soit à la librairie Masséna de Nice, soit à la médiathèque de St Raphaël, soit au salon du Livre à Paris, soit à la médiathèque d&#8217;Orsay. Vous êtes d&#8217;origine arménienne, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceci est un appel sérieux&#8230;à une inconnue.</p>
<p>Notre rencontre a eu lieu il y a peu de temps, sans doute moins de deux mois. C&#8217;était soit à la librairie Masséna de Nice, soit à la médiathèque de St Raphaël, soit au salon du Livre à Paris, soit à la médiathèque d&#8217;Orsay. Vous êtes d&#8217;origine arménienne, et vous m&#8217;avez raconté l&#8217;histoire d&#8217;un photographe. Dans le flot des rencontres, je n&#8217;ai malheureusement pas eu le réflexe de prendre vos coordonnées. Mais j&#8217;ai besoin de vous parler, le plus rapidement possible.</p>
<p>Si par chance, vous lisez ces lignes, merci de m&#8217;envoyer un mail via ce site (cliquez sur contact).</p>
<p>Je vous serais très reconnaissant.</p>
<p>Merci&#8230;</p>
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		<title>Festival du Premier Roman</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2007 16:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival du premier roman de Chambery
Du 2 au 5 Mai à Chambery (74)
Pour plus d&#8217;informations : http://www.festivalpremierroman.asso.fr/
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Festival du premier roman de Chambery</p>
<p>Du 2 au 5 Mai à Chambery (74)</p>
<p>Pour plus d&#8217;informations : <a target="_blank" href="http://www.festivalpremierroman.asso.fr/">http://www.festivalpremierroman.asso.fr/</a></p>
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		<title>Salon du Livre d&#8217;Agen</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Feb 2007 08:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Carzou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 24 au 26 Mai à Agen (47)
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du 24 au 26 Mai à Agen (47)</p>
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