Louis Carzou

« L’écriture est un sport de combat.

Extrait


“Parfois, lorsqu’ils vieillissent, les enfants gâtés s’épousent une pharmacienne, ou leur infirmière. Ca les rassure.”

Cette phrase sera sans doute présente dans l’un de mes prochains textes.

Impossible, à ce sujet, d’en rester là. Car il m’est arrivé, il y a quelques jours, un incroyable signe, un clin d’oeil bienveillant. Un article du Monde m’a apporté une parcelle de réalité au service de mon histoire. En fait, j’ai découvert comment l’héroïne de cette fresque pouvait avoir eu l’idée d’une action très forte, très symbolique, qu’elle va commettre, j’ai trouvé les racines (elles bien réelles) d’un geste de sa part qui sera l’un des tournants du roman. Et juste avant de me lancer dans l’écriture, même s’il me reste encore un peu de travail sur la structure narrative, c’est un cadeau merveilleux.

J’avais envie d’écrire sur Alain Bashung, que j’ai eu le privilège de rencontrer plusieurs fois. Je pense très fort aussi à Nathalie Dahan, qui vient de quitter Barclay, et avec laquelle on était parti tourner le concert d’Alain Bashung près de Bordeaux. Je pense à cette version de “Madame Rêve” sur scène à Talence (une salle glauque, en béton, aux formes d’un algeco), cette version seul en scène, sur le fil, et qui avait duré près de 15 minutes, dans un halo de lumière noire. Je pense au concert à l’Olympia, la même année. Je pense au tournage parmi les docks de Bordeaux, tagués, déserts. Au tournage au Musée des Arts Forains pour la sortie de “Fantaisie Militaire”. A toutes ces interviews. A son regard. Sa voix. Extrait.

“…Madame rêve, d’archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles… D’un amour qui la flingue.”



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